Allocution de Son Excellence Tulinabo Mushingi – Atelier régional sur la Gestion des situations d’urgence de santé publique, 14 mai 2018

Docteur Tulinabo Mushingi, Ambassadeur des États-Unis
Allocution d’ouverture de l’Atelier régional sur la Gestion des situations d’urgence de santé publique
organisé par le Centre pour le contrôle et la lutte contre la maladie (CDC) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS)
14 mai 2018

 

 

(Telle que préparée)

Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Action sociale,
Mesdames, Messieurs les Représentants de l’Organisation mondiale de la santé,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Agences du Gouvernement des États-Unis,
Mesdames, Messieurs les Participants,
Mesdames, Messieurs, Chers Invités,

Les États-Unis et le Sénégal travaillent en collaboration depuis 2015 à l’amélioration de la prévention, de la détection et de la réponse aux situations d’urgence en matière de santé publique.  Comme nous l’avons vu avec l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest, le Centre des opérations d’urgence sanitaire (COUS) est un élément clef de la riposte aux situations d’urgence.

La fin de la crise d’Ebola n’a été que le début d’un recentrage autour des systèmes de santé qui nous protègent des catastrophes à l’avenir, notamment autour de la Gestion des situations d’urgence. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) repère en moyenne une centaine de situations d’urgence en matière de santé publique en Afrique. Nous ne pouvons pas prévenir l’apparition de tous les foyers infectieux, mais lorsque nous les détectons, nous pouvons y répondre rapidement et efficacement pour les empêcher de devenir des épidémies.

Je suis vraiment ravi de prendre la parole dans le cadre de ce premier Atelier régional et exercice sur la Gestion des situations d’urgence de santé publique, co-organisé par le Centre pour le contrôle et la lutte contre la maladie (CDC) et l’OMS, en collaboration avec le Gouvernement du Sénégal. Aujourd’hui, nous avons parmi nous des participants venus d’une douzaine de pays: Bénin, Burundi, Burkina Faso, République centrafricaine, Tchad, Côte d’Ivoire, République démocratique du Congo, Guinée, Mauritanie, Mali, Togo et Sénégal.  Non seulement vous allez renforcer vos compétences en matière de situations d’urgence, mais vous aurez également la possibilité, en tant que voisins, d’échanger vos expériences et de tisser des liens.

Ainsi, l’irruption d’une maladie infectieuse en Côte d’Ivoire aujourd’hui peut facilement se transformer en foyer infectieux au Burkina Faso et en Guinée et dans d’autres pays voisins. La forte participation – douze pays – montre bien l’importance que vos gouvernements accordent à l’état de préparation et la volonté de travailler ensemble pour répondre aux situations d’urgence en matière de santé publique.

Le Programme de sécurité sanitaire mondiale est un mécanisme employé par le Gouvernement des États-Unis, par le biais de ses agences telles que CDC, l’Agence de la Défense pour la réduction des menaces (DTRA) et l’Agence des États-Unis pour le Développement international (USAID), pour joindre ses efforts à ceux de l’OMS et des pays africains dans la protection de l’humanité contre de futures catastrophes. Nous savons pertinemment que nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs en quelques jours mais, ensemble, nous sommes sur la voie qui nous permettra de les atteindre.

Au nom des États-Unis d’Amérique, je voudrais vous remercier, ainsi que l’OMS et le Gouvernement du Sénégal, d’avoir bien voulu accueillir cet atelier régional des pays africains francophones. Le Gouvernement du Sénégal a fait preuve de détermination, de leadership et d’implication dans le cadre de ces efforts et a renforcé notre partenariat en matière de santé au sein du Programme de sécurité sanitaire mondiale.

Nous sommes fiers de tout ce que nous avons réalisé jusqu’à présent.  Notre objectif reste de rendre le monde plus sûr, à l’abri de la menace des maladies infectieuses. Je vous souhaite plein succès cette semaine et dans le futur.

Merci de votre attention.