Allocution du Premier Conseiller de l’Ambassade des États-Unis – Réunion des parties prenantes régionales sur le Développement des capacités en

Réunion des parties prenantes régionales sur le Développement des
capacités en épidémiologie vétérinaire des pays dans le cadre du
Programme de sécurité sanitaire mondiale en Afrique
Allocution de Madame Martina Boustani,
Adjoint au Chef de Mission,
Ambassade des États-Unis, Dakar
Mardi 5 décembre 2017 – 09h00

 

(Telle que préparée)

 

Monsieur le Ministre de la Santé et de l’Action sociale,
Madame le Ministre de l’Elevage et des productions animales,
Madame la Représentante de la FAO au Sénégal,
Mesdames, Messieurs les Vétérinaires en chef,
Mesdames, Messieurs les Directeurs des Laboratoires nationaux de référence,
Chers Invités,

Je suis ravie d’être avec vous aujourd’hui alors que nous franchissons une étape de plus pour nous assurer que le monde est mieux préparé à la prévention, la détection et la réponse aux menaces sanitaires mondiales. Ces menaces sont réelles. Et, comme nous l’avons vu avec Ebola, elles peuvent avoir des conséquences dévastatrices sur les populations et les pays touchés.

Il y a trois ans, plus de 50 pays, d’organisations internationales et d’autres groupes se sont rassemblés pour lancer le Programme de sécurité sanitaire mondiale, destiné à contribuer au renforcement des capacités des pays pour créer un monde sûr, à l’abri des menaces des maladies infectieuses.

L’un des éléments clefs de ce programme est l’approche Une Seule Santé, dans laquelle la santé humaine est liée la santé des animaux et à la santé de l’environnement. C’est la raison pour laquelle vous êtes ici aujourd’hui.

Il y a eu certains progrès dans la lutte contre les menaces émergentes dans le secteur de la santé publique. Ces progrès sont le reflet des investissements réalisés dans le cadre de l’approche de gestion plus traditionnelle, centrée sur les personnes. Mais nous n’atteindrons pas les objectifs d’Une Seule Santé si nous ne faisons pas les mêmes progrès par rapport à notre état de préparation vétérinaire et environnementale.

Les différents secteurs doivent travailler ensemble. Et l’un des volets essentiels de ce travail est l’Epidémiologie de terrain, qui est souvent en première ligne de la défense et de la réponse. Nous devons être plus inclusifs, plus créatifs et plus performants.

Cet évènement n’est que la première étape pour y parvenir. Il est important d’améliorer la compréhension, la promotion et la mise en œuvre des approches qui permettent de prévenir l’émergence et la propagation des menaces sanitaires mondiales.

Une meilleure compréhension signifie que les menaces sont repérées plus tôt, ce qui permet d’avoir des réponses plus rapides et plus efficaces.

Quant à la promotion, cela signifie que les personnes et les gouvernements seront mieux informés des moyens permettant d’éviter la propagation des maladies et qu’ils utiliseront des systèmes de détection et de confinement des maladies déclarées.

L’amélioration de la mise en œuvre permettra de veiller à combler les lacunes en termes de compétences, de ressources et de politiques pour contenir et atténuer l’impact et le risque des menaces émergentes et endémiques.

Je voudrais à présent féliciter chacun des Gouvernements représentés ici aujourd’hui pour le leadership politique dont ils ont fait preuve en investissant en termes de temps, de ressources et d’efforts pour stimuler l’état de préparation de la région.

Le Gouvernement des Etats-Unis accorde la plus haute importance au Programme de sécurité sanitaire mondiale. Nous investissons 45 millions de dollars – presque 25 milliards de francs CFA – car nous sommes conscients que les maladies infectieuses sont parmi les plus grands dangers pour la santé humaine et la sécurité mondiale.

En cette époque de voyages, d’échanges et de commerce internationaux, nous sommes tous pareillement exposés dans un monde où les maladies peuvent se répandre à une vitesse sans précédent. Une personne infectée – qui n’est peut-être même pas consciente d’être infectée – peut prendre l’avion et partir de Dakar le matin pour Paris, New-York ou Johannesburg et y être le soir.

Nous n’avons absolument aucun moyen d’empêcher cela. Mais il existe des moyens de mieux nous y préparer. Et les États-Unis sont fiers de collaborer avec vous dans le cadre d’évènements tels que celui-ci, afin de renforcer encore l’état de préparation.

Merci de votre attention.