Atelier sur la biotechnologie animale – Allocution de Son Excellence Dr. Mushingi, Ambassadeur des États-Unis, Lundi 23 juillet 2018, Hôtel King

Allocution de Son Excellence Docteur Mushingi, Ambassadeur des États-Unis
Atelier sur la biotechnologie animale
Hôtel King Fahd
Dakar, Sénégal
Lundi 23 juillet 2018 – 09:00

 

 (Telle que préparée)

Monsieur le Représentant du Ministre de l’Environnement et du Développement durable,
Mesdames, Messieurs les Représentants des Autorités nationales des pays participants,
Messieurs les Représentants de la CEDEAO et de l’UEMOA,
Chers Participants,

 

Bonjour. Je suis ravi d’avoir l’occasion de me joindre à vous aujourd’hui. Tout d’abord, permettez-moi de remercier les Gouvernements du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso, de Côte d’Ivoire et du Niger, ainsi que les autres membres du comité de pilotage, notamment l’Agence des Affaires agricoles à l’étranger, du Département de l’Agriculture des États-Unis, et la Tech University de l’État de Virginie qui ont contribué à l’organisation de cet atelier, et les intervenants internationaux qui sont parmi nous aujourd’hui. Je voudrais également saluer tous les participants ouest-africains qui sont avec nous aujourd’hui. 

Cet atelier a de nombreux objectifs, mais au final, il nous donne l’occasion de discuter et d’échanger des informations sur la biotechnologie animale et sur les systèmes de régulation en matière de biosécurité basés sur la science. L’objectif d’un système de régulation en matière de biosécurité transparent et basé sur des données scientifiques solides est d’offrir aux consommateurs et aux agriculteurs l’accès à de nouvelles technologies qui soient sures. Il s’appuie sur des processus décisionnaires basés sur la science pour approuver les produits biotechnologiques, afin que des années et des années de recherche puissent devenir disponibles dans le commerce.

En termes de recherche, des produits génétiquement modifiés sont mis au point à l’heure actuelle en Afrique de l’Ouest. Ainsi, des chercheurs ouest-africains sont en train de développer des moustiques génétiquement modifiés qui peuvent contribuer à la diminution des cas de paludisme, ou des niébés Bacillus thuringiensis qui demandent moins de pesticides et de protection contre les insectes, ce qui contribue à l’accroissement des rendements. De même, des recherches internationales sont en cours sur d’autres produits génétiquement modifiés que les consommateurs ouest-africains sont susceptibles de demander à l’avenir, comme le riz doré qui peut contribuer à améliorer l’alimentation, en augmentant la Vitamine A. La technologie génétiquement modifiée pourrait également être utilisée pour aider à traiter la chenille légionnaire d’automne en Afrique.

Cet atelier offre à chacun de vous une belle opportunité de discuter d’autres sujets importants en matière de biotechnologie agricole avec vos collègues de la région pendant les trois prochains jours. Ainsi, certains d’entre vous pourraient travailler avec d’autres pays membres de la CEDEAO à l’élaboration d’une loi régionale sur la biosécurité pour la communauté de la CEDEAO. Au cours des prochains jours, il sera peut-être utile de voir si les concepts ou les idées qui émergent lors de cet atelier pourraient venir appuyer ces efforts, notamment le potentiel commercial intrarégional et l’accès au marché régional des produits génétiquement modifiés. 

Si, par exemple, un processus est inclus dans la législation régionale de la CEDEAO sur la biosécurité, donnant accès aux produits génétiquement modifiés approuvés à tous les Etats membres de la CEDEAO, cela permettra à davantage de personnes en Afrique de l’Ouest d’avoir la possibilité d’acheter des produits biotechnologiques développés ici et à travers le monde. Ces produits génétiquement modifiés pourraient contribuer à améliorer la production ou être importés pour répondre à la demande des consommateurs et renforcer la sécurité alimentaire. Ainsi, des graines de soja ou de maïs pourraient être importées pour le bétail ou le secteur de l’aquaculture ; de même, les graines de soja génétiquement modifiées pourraient être utilisées pour fortifier la farine de maïs avec des protéines supplémentaires.

La biotechnologie agricole est un outil qui nous donne l’occasion d’innover et de trouver des solutions aux défis qui existent dans le secteur de l’agriculture. Cet atelier aborde des points essentiels : des systèmes transparents de régulation en matière de biosécurité et des processus décisionnaires basés sur des données scientifiques solides. La création d’un tel système donne à nos amis, familles et voisins accès à de nouvelles technologies et à une alimentation sure. Et pour conclure, je voudrais citer une phrase du secrétaire américain à l’agriculture Sonny Perdue « Faites ce qui est bien et nourrissez tout le monde. » Merci et je vous souhaite bonne continuation pour vos travaux dans le cadre de cet atelier.