Cérémonie d’Inauguration de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF) – 19 juin 2017

Allocution du Chargé d’Affaires, a.i. de l’Ambassade des Etats-Unis Madame Martina Boustani

Cérémonie d’Inauguration de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF)

Lundi 19 juin 2017- Diamniadio

(Telle que préparée)

Monsieur le Président de la République du Sénégal,
Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,
Monsieur le Premier Ministre,
Madame la Ministre de la Santé et de l’Action sociale,
Monsieur le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche,
Monsieur le Ministre en charge du Suivi du Plan Sénégal Emergent,
Monsieur le Gouverneur de la région de Dakar,
Monsieur le Président du Conseil Régional de Dakar,
Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs, Représentants du Corps diplomatique et des Organisations Internationales,
Monsieur le Maire de la Commune de Diamniadio,
Monsieur le Maire de la Commune de Sandiara,
Messieurs les Représentants des Autorités Traditionnelles et Coutumières,
Monsieur le Délégué Général des Pôles urbains de Diamniadio et du Lac Rose,
Monsieur le Président Directeur Général des laboratoires GILEAD,
Monsieur le Directeur exécutif du Partenariat des pays européens et des pays en Développement sur les essais cliniques (EDCTP),
Monsieur le Directeur du Conseil national de la Recherche en santé,
Monsieur le Directeur de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF),
Mesdames, Messieurs,

Bonjour. C’est un honneur et un plaisir pour moi d’être ici aujourd’hui pour l’inauguration de l’Institut de Recherche en Santé, de Surveillance Epidémiologie et de Formation (IRESSEF).

En étroite coopération avec le Gouvernement de la République du Sénégal, les efforts de l’Institut vont directement contribuer à notre objectif commun de prévention, de détection et de réponse rapide aux maladies infectieuses.

Bien entendu, cette collaboration n’est pas nouvelle. Voilà de nombreuses années déjà que les gouvernements des Etats-Unis et du Sénégal œuvrent ensemble à l’amélioration de la santé mondiale. L’assistance technique et le soutien des bailleurs de fonds des Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement international (USAID), notamment, ont permis de diminuer la prévalence du paludisme et du VIH, d’améliorer la qualité et la disponibilité des services de santé à tous les niveaux et de renforcer encore les relations entre nos deux pays.  Les Etats-Unis et le Sénégal ont récemment uni leurs forces pour lutter contre l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest et notre partenariat a directement contribué à vaincre cette terrible maladie.

En 2015, fort de ce succès, le Sénégal a rejoint l’Initiative de Sécurité sanitaire mondiale (GHSA) et, en collaboration avec l’USAID, le département américain de la Défense et le bureau récemment ouvert à Dakar du CDC, a commencé à développer ses capacités en matière de prévention, de détection et de réponse aux épidémies infectieuses. L’Initiative de Sécurité sanitaire mondiale fait essentiellement porter ses efforts sur les aspects techniques, tels que les laboratoires et les systèmes de surveillance, la réponse aux urgences et la valorisation de la main-d’œuvre.

Et, ensemble, nous avons fait des progrès considérables. Le Ministère sénégalais de la Santé et de l’Action sociale dispose désormais d’un Centre des Opérations d’urgence sanitaire (COUS), doté d’un personnel qualifié qui a répondu aux épidémies de grippe, de rougeole et de la Fièvre de la Vallée du Rift. Au mois d’août, le COUS s’installera dans ses nouveaux locaux, sur le campus de l’Hôpital de Fann. La surveillance est renforcée dans les centres de santé, au sein des communautés et aux frontières, et des partenariats tels que le Programme de formation en épidémiologie d’intervention (PFEI) du CDC ont permis la formation de plus d’une centaine de personnels de santé de toutes les régions du pays en surveillance épidémiologique et en enquêtes sur les foyers épidémiques.

La capacité des laboratoires d’un pays à détecter ou à confirmer l’agent responsable de l’éclosion d’une épidémie est aussi importante que la capacité de ce pays à y répondre. Le fait de ne pas connaître la cause d’une épidémie constitue un frein sérieux aux mesures de contrôle de la maladie et, comme beaucoup de pays dans la région, le système national des laboratoires au Sénégal manque des ressources humaines et matérielles nécessaires pour avoir des services de qualité au niveau des laboratoires.

En ce qui concerne sa vision de l’avenir, l’Institut envisage  de devenir une institution de santé mondiale pour le Sénégal et l’Afrique, de développer un laboratoire ultramoderne, un système de surveillance et des infrastructures pour la formation, et d’effectuer des interventions et de la recherche de pointe en santé publique. Il servira de ressource à l’échelle régionale, en collaboration avec d’autres organes régionaux comme CDC Afrique et l’Organisation mondiale de la Santé. L’épidémie d’Ebola a montré de façon tragique que les maladies n’ont pas de frontières et qu’une menace qui pèse sur un pays est une menace pour tous les pays. Toutefois, les réponses les plus rapides et les plus efficaces aux épidémies se font au niveau local. Quand bien même la communauté internationale se tient prête à répondre aux menaces où qu’elles soient, le monde est plus sûr lorsque les pays sont capables eux-mêmes de prévenir, de détecter et de répondre aux menaces. L’Institut – l’IRESSEF – rapproche le Sénégal et la région de cet objectif et nous félicitons l’institut, le pays et les nombreux partenaires du Sénégal en cette occasion historique.

Merci de votre attention.