Cérémonie d’ouverture de OBANGAME/SAHARAN EXPRESS 16

Monsieur le Chef d’état-major de la Marine,

Monsieur le Chef d’état-major de l’Armée de l’Air,

Monsieur le Commandant de la Sixième Flotte des Etats-Unis,

Monsieur le Commandant de la Garde côtière du Cabo Verde,

Monsieur le Chef d’état-major adjoint de la Marine de Guinée Bissau,

Monsieur l’Ambassadeur du Royaume du Maroc au Sénégal,

Monsieur l’Ambassadeur de la République du Cabo Verde au Sénégal,

Monsieur l’Ambassadeur du Royaume d’Espagne au Sénégal,

Officiers,

Chers invités.

Je souhaiterais tout d’abord remercier le Gouvernement du Sénégal d’avoir accepté d’accueillir la cérémonie d’ouverture d’OBANGAME et de SAHARAN EXPRESS 2016. Le Sénégal a une longue tradition de participant et de pays hôte de SAHARAN EXPRESS. Ces deux importants exercices maritimes du Golfe de Guinée seront joints cette année pour la première fois. Mes remerciements vont également aux Forces navales des Etats-Unis en Afrique et au Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), qui sponsorisent cet exercice. Les compétences qui seront acquises ici renforceront de manière considérable la sécurité future du domaine maritime ouest-africain. Je remercie également les 30 nations qui participent, ou observent OBANGAME et SAHARAN EXPRESS cette année. Vous êtes la raison d’être de cet exercice.

Les questions touchant au domaine maritime nous affectent tous, et exigent une solution coopérative. Ceux qui sont engagés dans la pêche illégale, la pollution, le trafic de drogues, le trafic d’armes et la traite des personnes, passent et repassent à travers les frontières maritimes nationales. Les pirates attaquent des marchands internationaux. Pour s’assurer qu’il n’y a pas de zone sûre pour les criminels, les pays doivent échanger régulièrement des informations avec leurs voisins sur des contrevenants connus ou suspectés. Les voisins doivent établir des protocoles aux termes desquels les agences d’application des lois peuvent s’assurer que les criminels sont traduits en justice, qu’ils agissent d’un côté ou de l’autre d’une frontière maritime. Ce sont des exercices comme celui-ci qui nous permettent de tester la force de notre coopération, et de découvrir ces zones, qu’elles soient physiques, légales, ou diplomatiques, qui servent de sanctuaires aux activités criminelles.

Nous avons tous notre part de responsabilité dans l’amélioration de la sécurité maritime dans le Golfe de Guinée. Nos intérêts économiques sont souvent la cible des pirates. Nous avons des intérêts en jeu dans la sécurité de cette région, et la responsabilité d’aider. Nous pouvons le faire à travers le Réseau mondial des Marines. Aucune nation ne peut à elle seule débarrasser le monde de ceux qui menacent la sécurité maritime, mais ensemble, nous le pouvons. Cet exercice aidera à renforcer notre réseau mondial, afin que nous puissions échanger des tactiques navales, des protocoles de communication, et même des langues ; et, en bons marins, réparer les trous dans nos filets.

Finalement, nous faisons ces exercices parce qu’il y a un réel bénéfice national à travailler ensemble pour parvenir à la sécurité maritime.

Je vous souhaite un exercice sûr et productif.

Je vous remercie.