Ouverture de la réunion du Centre d’Etudes stratégiques de l’Afrique CESA

Allocution du Premier Conseiller  de l’Ambassade des Etats-Unis Sandra Clark

Je vous remercie.

Monsieur le Ministre des Forces armées,

Monsieur le Directeur de Cabinet du Ministre des Forces armées,

Général Lamine Cissé,

Monsieur le représentant du Centre d’Etudes stratégiques de l’Afrique,

Messieurs les Officiers généraux,

Honorables membres de l’Amicale,

Honorables invités,

Mesdames et messieurs.

C’est un honneur d’être ici ce matin.

Le Centre d’Etudes stratégiques de l’Afrique (CESA) s’engage depuis longtemps à la promotion de la bonne gouvernance et des valeurs démocratiques dans les secteurs de défense et de sécurité à travers le monde.

La section sénégalaise du CESA a été établie en 2003.

Le Sénégal a été le second pays à organiser de manière formelle une section communautaire.

L’importance que le Sénégal place dans ce partenariat de coopération en sécurité stratégique entre le Sénégal et les Etats-Unis est reflétée par la qualité des participants qu’il choisit pour les évènements du CESA.

Les membres comprennent d’anciens ministres, d’anciens ambassadeurs et des ambassadeurs en fonction, les chefs et chefs adjoints des forces armées et de leurs services, des professeurs et des professionnels du secteur de la sécurité à tous les niveaux de carrière.

Je suis ravie d’être parmi vous ce matin.

Le terrorisme et l’extrémisme violent posent une menace à toutes les nations.

Pour y répondre, il faut un partenariat entre gouvernements, entre nations et entre sociétés.

Prenant la parole lors du Forum sur la Paix et la Sécurité de Dakar cette semaine, la Secrétaire  adjointe à la Défense Elissa Slotkin l’a parfaitement dit :

La menace posée par les terroristes et leurs organisations ne peut être résolue ou contrée par la seule voie militaire. L’action militaire peut s’avérer nécessaire selon certaines circonstances, néanmoins elle est rarement décisive en toute situation.

Nous devons regarder avec honnêteté le tissu existant de problèmes politiques, sociaux, économiques, culturels et de sécurité qui ont créé l’instabilité qui a permis à l’extrémisme violent de prospérer.

Une fois les problèmes identifiés, nous devons travailler à développer des approches sur mesure qui modèrent cette complexité, d’une manière qui met également en priorité le développement d’institutions gouvernementales efficaces, le soutien aux institutions en charge de la sécurité, et la société civile. 

Le gouvernement des Etats-Unis a un engagement profond, celui de contrer le terrorisme et l’extrémisme violent, et leur potentielle propagation à travers l’Afrique et au Sénégal. Nous sommes déterminés à travailler avec les entités multilatérales et régionales comme l’Union Africaine et la CEDEAO, pour résoudre ces problèmes.

Nous attachons une très grande importance à notre relation avec le Sénégal sur ces sujets.

Nous apprécions la détermination du Sénégal à contrer le terrorisme et l’extrémisme violent, l’investissement du Sénégal aux opérations de soutien à la paix, et ses efforts pour soutenir la stabilité et la sécurité en Afrique de l’Ouest et à travers le continent.

Ce symposium vient à son heure. Il répond à des inquiétudes majeures concernant la sécurité, qui sont d’intérêt vital pour le Sénégal et pour les Etats-Unis.

Nos nations partagent des inquiétudes au sujet de la menace que Boko Haram fait peser sur le bassin du Lac Tchad, et au sujet de l’influence grandissante d’autres groupes extrémistes sur le continent.

Nos nations partagent également une forte résolution et une volonté de renforcer et d’améliorer les politiques et les réponses, de façons qui promeuvent la vraie sécurité pour tous les Africains, et pour tous les peuples du monde.

Des évènements comme ce symposium nous donnent l’occasion de partager notre savoir et notre compréhension de ces défis vitaux.

Nous pouvons échanger les bonnes leçons et les meilleures pratiques de la réponse aux fléaux que constituent le terrorisme et l’extrémisme violent.

Ensemble, nous pouvons développer de nouvelles idées et de nouveaux plans qui peuvent renforcer notre réponse collective en allant de l’avant.

Je vous remercie de votre participation.