A l’occasion de l’African American History Month West Africa Research Center (WARC), Dakar

Monsieur le Directeur du WARC,

Chers invités,

Chers étudiants,

C’est un réel plaisir d’être avec vous ici aujourd’hui au West Africa Research Center.  Nous apprécions à sa juste valeur le rôle majeur joué par le WARC dans la promotion des relations entre les Etats-Unis et le Sénégal, à travers la recherche et les colloques scientifiques. Nous avons des liens de partenariat très étroits avec le Centre – et son directeur Ousmane Sène. Merci, cher Monsieur Sène, à la fois de m’accueillir à l’occasion de ma première visite au WARC, et d’organiser ce magnifique évènement qui marque l’African American History Month.

En Amérique, ce n’est que récemment que nous avons commencé à reconnaître les importantes contributions des Afro-américains dans l’histoire américaine. L’un des pionniers de ce mouvement a été Carter Woodson, un historien formé à Harvard, qui a créé il y a un siècle l’Association pour l’étude de la vie et de l’histoire des Noirs, qui a pour but de témoigner des réalisations des Américains d’origine africaine. En 1926, Woodson et ses collègues ont organisé la première semaine de l’histoire des Noirs. Il a préparé le terrain pour la création du mois de l’histoire des Noirs, le Black History Month, qui a vu le jour en 1976 et qui est célébré chaque année en février sur décret présidentiel.

En tant que diplomate, j’ai passé une grande partie de ma vie à aider des étrangers à mieux comprendre mon pays. Chaque année, mes collègues et moi avons organisé des évènements dans les ambassades des Etats-Unis à travers le monde en reconnaissance des réalisations et des contributions des Afro-américains aux Etats-Unis. Nous rendons hommage au rôle qu’ils ont joué en permettant de rendre l’Amérique meilleure et plus forte aujourd’hui, mais nous reconnaissons également tout ce qu’ils ont enduré. De la brutalité de la traite des esclaves aux années de lutte contre la discrimination à travers les Etats-Unis, les Afro-américains ont persévéré dans la revendication de leurs droits en tant qu’Américains. Les morts tragiques de Michael Brown à Ferguson et d’Eric Garner à New-York montrent que ce combat n’est pas terminé.

En s’adressant au peuple américain au mois de décembre au sujet de l’affaire Ferguson, le président Obama a déclaré « Nous avons fait d’énormes progrès au niveau des relations raciales au cours de ces dernières décennies. J’ai pu le constater dans ma propre vie. Et ne pas reconnaître ces progrès serait, je pense, nier la capacité de changement de l’Amérique. Si nous avons parcouru beaucoup de chemin en tant que nation, nous avons encore un long chemin à faire pour réaliser l’idéal qui est inscrit dans notre Déclaration d’Indépendance et qui stipule que « tous les hommes naissent égaux. »

Aujourd’hui, vous allez avoir la chance d’entendre un ancien diplomate américain qui, après avoir servi son pays pendant de nombreuses années, s’est tourné vers l’enseignement, l’écriture et les conférences, en s’inspirant de toutes les années passées en tant que volontaire du Corps de la Paix, diplomate et éducateur. Diplômé de l’université de Cornell, Sheldon Austin a également une Maîtrise obtenue à la School for International Training et une Maîtrise de l’Université de Paris VII. Grâce à cette expérience, il est exceptionnellement bien qualifié pour donner des cours sur la communication interculturelle et le marketing, dans deux universités de Paris, où il vit. Aujourd’hui, Monsieur Austin vous parlera des organisations de base dans le processus politique, en mettant plus particulièrement l’accent sur la capacité de la campagne Obama à avoir recours aux communautés locales, notamment aux communautés afro-américaines. Je me ferai un plaisir de me joindre à vous tous pour la suite du programme pour discuter et prendre quelques rafraîchissements, ce qui nous donnera, je l’espère, l’occasion d’échanger de façon plus informelle.

A présent, permettez-moi de vous présenter notre orateur, Sheldon Austin, à qui je vais laisser la parole.