Cérémonie de signature de conventions du Fonds spécial d’Auto-suffisance Self-Help

Chers récipiendaires du Fonds Self-Help 2015,

Je voudrais tout d’abord vous souhaiter la bienvenue à cette cérémonie annuelle de signature de conventions de financement, dans le cadre du Fonds spécial d’auto assistance de l’Ambassadeur des Etats-Unis, le Self-Help.  Je voudrais ensuite vous remercier d’être ici parmi nous, surtout ceux qui sont venus de très loin pour assister à cette cérémonie.

Le programme d’auto-assistance de l’Ambassadeur des Etats-Unis est un programme d’assistance à la base qui octroie des subventions destinées à appuyer des programmes de développement communautaire. Ce programme s’inspire d’un principe très simple, qui consiste à donner aux communautés les outils dont elles ont besoin pour se prendre en charge elles-mêmes.  C’est là que réside toute la pertinence du proverbe Wolof « Ndimbal na ca fékhh lorol borom », que nous nous sommes appropriés, et qui signifie  : essayer de se prendre en charge avant de solliciter l’aide d’autrui.

La semaine dernière, j’ai visité un centre de santé communautaire près de Kaolack, une région dans laquelle le programme Self-Help a permis à la population d’obtenir du matériel médical. C’était encourageant de voir comment les membres de cette communauté ont conjugué leurs efforts pour développer et mettre en œuvre leur projet.

Aujourd’hui, nous célébrons les partenariats que nous avons noués avec des organisations communautaires des quatre coins du Sénégal, pour appuyer divers projets en phase avec les priorités des populations. De Ziguinchor à Kolda et Kédougou, en passant par Saint-Louis, Lompoul et Dakar, ces subventions permettront aux communautés d’acheter du matériel de transformation alimentaire, de rénover des établissements scolaires et des centres de santé, et de créer des nouvelles activités génératrices de revenus aux impacts durables pour les communautés et les générations à venir.

Pour chacun de ces projets, les populations ont pris l’initiative d’identifier une priorité de première importance pour leurs communautés. Elle se sont ensuite mobilisées pour développer un projet et solliciter une assistance externe. Dans certains cas, les populations ont constaté que les femmes faisaient plusieurs kilomètres à pied pour utiliser un moulin, ou qu’elles travaillaient pendant des heures pour moudre le mil ou le maïs.  Ainsi se sont-elles organisées pour concevoir un projet de transformation des céréales. D’autres communautés ont senti la nécessité d’avoir un meilleur système éducatif ou des établissements de santé de meilleure qualité, et ont par conséquent travaillé très dur pour soumettre des projets spécifiques en vue de réaliser leurs objectifs.

Je voudrais, pour terminer, féliciter l’ensemble des leaders communautaires ici présents , pour leur engagement et le travail acharné qu’ils ont accompli, pour la mise en place de chacun de ces projets. Nous sommes fiers de travailler en partenariat avec vous pour renforcer le bien-être et la prospérité de vos communautés,

Jereujeuf, Diarama, Albarka.