Symposium sur le Droit de l’Environnement et la résilience côtière

Je vous souhaite la bienvenue au Symposium sur le droit de l’environnement et la résilience côtière.   Le symposium is sponsorisé par le Commandement militaire pour l’Afrique de l’Armée des Etats-Unis et par le Secrétariat de la Convention d’ Abidjan du Programme des Nations Unies pour l’Environnement.

Comme le Secrétaire d’Etat John Kerry l’a dit il y a juste quelques semaines à la Conférence sur les Océans au Chili, la relation que nous avons avec l’océan est bien plus que juste émotionnelle, elle est physique.

L’océan recycle l’eau, recycle le carbone pour les nutriments à travers notre planète afin que nous ayons de l’air à respirer et de l’eau à boire.  Il est un contributeur majeur de la sécurité alimentaire mondiale : 3 milliards d’individus tirent des produits de l’océan leur source principale de protéines.

Evidemment, nous avons aussi une relation économique avec la mer.

Environ 600 millions de personnes à travers le monde tirent leurs revenus de la pêche.  D’autres millions de personnes travaillent dans le tourisme côtier, les loisirs maritimes, le transport maritime, et d’autres secteurs liés à l’océan.

Quatre-vingt-dix pour cent de tout le commerce voyage par la mer, et quarante pour cent de la population du monde vit dans des zones côtières.

Comme John Kerry l’a dit, la vraie question est de savoir si, tous ensemble sur cette planète, nous allons ajuster nos façons de faire, pour protéger l’océan en faveur des générations à venir.

Et c’est de cela qu’il s’agit aujourd’hui.

Nous partageons les mêmes inquiétudes pour la prochaine génération et l’environnement dont ils vont hériter.

Le Sénégal a une relation particulière avec les ressources naturelles, car 60 pour cent de la population en dépend économiquement.

En particulier, les efforts de protection et d’adaptation dans les zones côtières sont directement liés aux secteurs de la pêche et du tourisme.

Le Sénégal ressent déjà les effets du changement climatique.

Les secteurs de la pêche et de l’agriculture seront les plus durement touchés.

Vous pourriez vous demander pourquoi le Commandement pour l’Afrique a un rôle dans ce dialogue.

Le Commandement des Etats-Unis pour l’Afrique, à travers les efforts de la Branche de Sécurité de l’Environnement, est déterminé à entretenir une relation continue avec les nations de la région.

Une manière de le faire est de fournir des ateliers, des séminaires et des conférences sur une variété de sujets.

La Convention d’Abidjan du Programme des  Nations Unies  pour l’Environnement, basée en Côte d’Ivoire, soutient les pays à travers l’Afrique de l’Ouest et du Sud, en se conformant à l’accord cadre global pour la protection et la gestion des zones marines et côtières.

La Convention liste les sources de pollution qui doivent être contrôlées, identifie les problèmes de gestion de l’environnement, et facilite la coopération scientifique et technique.

Nous avons invité les modérateurs, Messieurs Abou Bamba et Jeff Andrews, à mener les discussions et à enregistrer l’éventail de réponses que vous tous générerez collectivement.

L’objectif de ce symposium est de promouvoir la coopération inter-agences et multinationale entre acteurs militaires et non-militaires de la sécurité de l’environnement au Sénégal.

La création d’un cadre coopératif permet aux partenaires civils de mieux comprendre les opérations militaires, et aux militaires de mieux comprendre les enjeux locaux et régionaux de la sécurité environnementale.

A la fin de ce symposium, nous espérons identifier les acteurs clé et mieux comprendre leurs rôles et responsabilités dans le secteur de la sécurité de l’environnement.

Je voudrais vous remercier tous, encore une fois, de prendre le temps de vous concentrer sur cette question.

Ces discussions, je l’espère, nous prépareront à répondre de manière plus efficace aux évènements avant qu’ils ne deviennent des crises, à résoudre des questions avant qu’elles ne deviennent des problèmes, et à créer des solutions innovantes.

Je vous souhaite un bon symposium.  J’espère surtout que votre travail ici ouvrira la voie à une meilleure coopération entre agences, et une meilleure compréhension du monde dans lequel nous vivons, un monde dont nous sommes tous, en fin de compte, responsables.

Je vous félicite de votre participation et c’est avec intérêt que je verrai les résultats de vos travaux à ce symposium.